Honotua ?

  

Fonds d'écrans :


un câble à fibres optiques

La technologie de la fibre optique est la plus avancée en matière de transport de flux de données. Son principe a été développé dans les années 1970 par un laboratoire américain. Son perfectionnement a constitué l’un des éléments clef de la révolution des télécommunications, en permettant les communications à très longue distance et à des débits jusqu’alors impossibles.
La fibre optique a littéralement révolutionné les réseaux de transmission de données.

> Un débit quasi-illimité

Une fibre optique est un fil en verre très fin qui a la propriété de conduire la lumière et sert
dans les transmissions terrestres et océaniques de données. Elle offre un débit d’informations
quasi-illimité et permet de transporter aussi bien la télévision, la visioconférence, les
données informatiques que le téléphone et l’Internet. Cette fibre optique est protégée par
des armatures métalliques et plastiques ; le tout formant un câble numérique.

Il existe plusieurs types de fibre optique :

multimodes et monomodes. Pour de plus longues distances et de plus hauts débits, il est préférable d’utiliser des fibres monomodes (dites SMF, pour Single Mode Fiber), qui sont technologiquement plus avancées car elles sont plus fines. Pour des transmissions sur de très longues distances, les câbles sous-marins sont alors équipés de répéteurs selon un pas régulier, qui amplifient et régénèrent le signal optique transporté.

Ces répéteurs garantissent la qualité de la transmission et sont conçus pour supporter une pression sous-marine jusqu’à 8 000 m de profondeur.

Coloration des fibres - ©ASN
Coloration des fibres - ©ASN

> Une technologie adaptée à la Polynésie française

Le câble sous-marin, par plusieurs aspects, offre des réponses particulièrement adaptées à la problématique de la Polynésie française.

Une solution évolutive :
HONOTUA permettra une grande flexibilité du débit d’information. À l’installation, pour limiter l’investissement, il aura une capacité minimale en rapport avec les besoins initiaux (environ 20 Gbit/s3). Puis le débit sera augmenté jusqu’à 640 Gbit/s sur une seule paire de fibres, pour répondre à l’évolution de la demande.

Une solution pérenne :
la durée de vie technique garantie d’un câble sous-marin est de 25 ans contre 15 ans pour un satellite.

Une solution sécurisée :
la transmission par satellite, qui nécessite des antennes et des paraboles, est particulièrement sensible aux perturbations atmosphériques majeures et en particulier aux orages et aux cyclones. Le câble, totalement insensible aux perturbations électromagnétiques et protégé dans les fonds sous-marins, permet d’assurer la permanence et la qualité des transmissions, notamment internationales, dans ces périodes difficiles où les communications sont cruciales.

Une solution hautement fiable :
la fibre optique fournit une qualité de transmission constante et parfaite des signaux car elle fait office de « guide » de la lumière. Ceci n’est pas le cas du signal satellite qui n’est pas « guidé » et est sensible aux conditions atmosphériques.

Une solution « en temps réel » :
le temps de latence correspondant au temps d’aller-retour du signal transmis entre deux points est capital pour de nombreuses applications Internet. Le satellite géostationnaire situé à 36 000 km de la terre, engendre des temps de latence importants et parfois préjudiciables (plusieurs centaines de millisecondes). Le câble sous-marin, posé sur l’écorce terrestre, fournit une route plus courte, qui véhicule le signal optique instantanément et sans déperdition d’informations (temps de latence d’une centaine de millisecondes).

3 Gbit/s s’écrit Gibabit/s : un bit ou élément binaire prend 2 valeurs, à savoir 0 ou 1. Un signal numérique est donc une succession de 0 et 1 qui traduit des valeurs dites « analogiques ». Giga est utilisé pour milliard, comme kilo pour mille, méga pour million, mais aussi milli pour millième. Ce sont des multiples d’unités de mesure comme le mètre, le gramme : par exemple, km pour kilomètre, mg pour milligramme.